Petite sortie hivernale ce dimanche 12 janvier


Ce matin la torpeur se faisait sentir. L’humidité et le froid m’incitaient plus à rester au chaud mais voilà que les conditions extérieures me disaient qu’il ne fallait pas s’enfermer car j’allais le regretter. En effet, il y avait un lourd brouillard, ce qui rendait la lumière intéressante.
Je prenais mon matériel photographique, me couvrais, prenais la voiture et direction le fin fond des Yvelines pour voir si je ne pouvais pas dénicher quelques clichés mais dans un style minimaliste.
Chose faite, voici mes quelques photos en B&W :

Merci pour vos remarques

the tree alone the grove the barrier of trees the track of trees Breteuil castle Trees between ground and sky Wind turbine

St Jean de Côle


Dimanche 27 octobre, jour de passage à l’horaire d’hiver et pour ne pas sombrer dans une léthargie hivernale précoce, nous décidons par cette journée plutôt agréable d’aller visiter un petit village de Dordogne dénommé Saint Jean de Côle. La lumière est agréable et devrait permettre de prendre deux ou trois clichés pour ce post.
Saint Jean de Côle est classé parmi les plus beaux villages de France. Il se situe au carrefour des routes menant de Thiviers à Nontron mais aussi celle venant de Brantôme. Son histoire est étroitement liée au château de la Marthonie et de son prieuré. Nous dirons que l’histoire débute au XIème siècle, date à laquelle le château et le prieuré furent construits. Le prieuré habité par seize chanoines sur la règle de Saint Augustin rayonne très rapidement sur la région. Son influence va jusqu’à Limoges et Périgueux. Ceci permet au village de se développer autour. Evidemment, la nature humaine aimant se battre, elle en a tout le loisir avec la guerre de cent ans. Conséquence de quoi, les Anglais envahissent le village en 1394 et ce jusqu’en 1404. Ils en profitent pour fortifier le village mais dans le même temps brûle et dévaste les édifices cités précédemment.
En 1436, la vie reprend, les bâtiments sont reconstruits mais comme indiqué juste avant, on aime la guerre et les guerres de religion en remettent une couche (faire et défaire, on connaît la musique). C’est au XVIème siècle, sous François 1er, que le château est reconstruit par Mondot de la Marthonie. Ce personnage n’est pas des moindres car il est 1er président du parlement de Bordeaux et conseiller de la régente Louise de Savoie qui, je vous le rappelle, est la mère de François 1er.
L’évêque de Périgueux exige en 1669 des travaux pour le prieuré que nous connaissons aujourd’hui. L’église Saint Jean-Baptiste profite par la même occasion de ces travaux pour rénover son cœur. Comme vous pourrez le constater, cette église avec un rien de Byzantin est unique dans la région voire peut-être même en France. La révolution en rajoute une couche en dévastant tout ce qui touche de près ou de loin à l’église, même s’il y a eu des bons côtés.
Le village souffle quelques années sans vraiment prospérer. Au XIXème, la construction de la voie ferrée Brive Angoulême redonne un petit coup de pouce à l’économie. Mais 1914 arrive et une bonne partie de la population masculine disparaît avec la 1ère guerre mondiale. C’est le lent déclin de ce village jusqu’aux années 1970 où la population profite de nouveaux venus d’origine étrangère qui affectionnent le site. Cette nouvelle population ajoutée aux autochtones va contribuer à créer des programmes de restauration permettant de redonner vie à ce petit village qui ne manque pas de charme.
Autant vous dire qu’il ne faut pas vingt-quatre heures pour en faire le tour sachant que le prieuré et le château ne se visitent pas. Mais bon, sous un soleil radieux, la balade est des plus agréable dans les ruelles rénovées qui permettent de découvrir quelques maisons à colombages. Le pont sur la Côle est aussi un bijou d’architecture et il ne faut pas hésiter à le traverser et tourner à droite pour s’enfoncer sur le petit chemin qui permet alors de découvrir le prieuré.
En attendant, je vous souhaite une bonne visite et qui sait quelques idées de promenades…

La propriété Caillebotte de Yerres


Les vacances sont terminées, elles semblent loin ! Cependant pour en garder encore le goût, nous profitons de ce week-end ensoleillé du 08 septembre pour aller visiter la propriété Caillebotte à Yerres au sud est de Paris.

Nous connaissons le peintre Caillebotte (œuvres en image), Gustave de son prénom, mais nous connaissons moins le parc du même nom acheté par son père Martial. Mais avant de revenir sur ce dernier, une petite présentation du Sieur Gustave.

Gustave hérite d’une fortune assez considérable qu’il utilisera en grande partie pour acheter des toiles. Les relations qu’il entretient avec les peintres, lui permettent de se lier d’amitié avec Pissarro, Renoir, Monet et bien d’autres, donc pas des moindre ;-). Pour une partie d’entre eux, il subvient à leur besoin pour l’achat du matériel de peinture. Il  organise aussi des expositions sur l’impressionnisme montant. Outre son côté mécène, il peint aussi.  La plupart de ses toiles sont faites dans sa propriété de Yerres. Sa technique le fait se rapprocher des principes de l’art photographique. Il sera un des premiers peintres à être exposé aux Etats Unies.  Mais ce n’est pas sa seule passion ! Il œuvre aussi pour la philatélie, le nautisme et l’horticulture. Par précaution, il rédige son testament très jeune dans lequel il léguait à l’état toute sa collection et son ami Renoir en serait son exécuteur testamentaire. Il fait bien car finalement il meurt assez jeune. Aujourd’hui, certaines de ses toiles sont exposées au Musée d’Orsay, aux Etats Unies où sont restées dans la famille.

Revenons au parc !

Martial, son père est un entrepreneur qui fait fortune dans le commerce de draps pour l’armée Napoléonienne. Il acquiert cette propriété en 1860. Le parc à l’Anglaise évolue au gré du temps. On y trouve de petits édifices exotiques mais aussi un potager car dans la famille, on aime l’horticulture.

Le parc est public comme le potager et vous pouvez y flâner en toute quiétude. Des bénévoles sont là pour leur passion, l’horticulture en particulier, et se font un plaisir de vous renseigner. Au potager, vous pourrez découvrir des espèces peu connues, un délice de couleurs et surement de goût… Enfin dans la maison principale, des reproductions des tableaux de Gustave Caillebotte sont exposées et expliquées. Une vidéo montre simplement, à partir de la composition, le rapprochement que l’on peut faire avec la photographie.

Je vous recommande cette petite visite agréable surtout lorsque le soleil est au rendez-vous. Cela dit, en hiver, lorsque la neige est présente, il y a surement quelques photos à dénicher mais là il faut sortir de devant la cheminée ;-)

Caillebotte, le potager Caillebotte, le potager et ses tableaux Caillebotte, la serre du potager Caillebotte, le potagerCaillebotte, la mare

Amsterdam sans vice…


Le choix d’aller passer quelques jours à Amsterdam est très confus. Est-ce le fait d’en entendre souvent parler car la vie y semble cool ? Est-ce les dires sur la drogue en vente libre ou encore ces femmes qui vendent leurs charmes dans des vitrines qui intriguent ? Je ne saurais le dire. En attendant, en cette fin avril, direction la ville aux multiple canaux !

Nous sortons de la gare en ce début d’après-midi et cherchons rapidement notre point de chute : "l’hôtel". Nous nous faisons vite à la dimension de la ville qui est assez modeste, à taille humaine si on la compare à Paris. Nous traversons la ville historique depuis le nord Est (la gare) jusqu’au sud-ouest (on va dire musée Van Gogh) en une vingtaine de minutes par le tram pour la partie la plus intéressante. Pour les déplacements, deux solutions : le tram et bien sûr le vélo ! Le vélo est partout et s’il y a une chose à se méfier, c’est bien le vélo. Et là tout est dit !

Une fois les repères posés, la promenade peut commencer au rythme des canaux. La balade se veut bucolique. Il fait bon flâner de rue en rue, le long des chenaux ce qui rend cette ville agréable et ludique. Il y a toujours à voir : une façade, un bâtiment un peu exceptionnel, une entrée richement décorée. Toutes ces rues et ruelles convergent vers le centre historique et le quartier rouge. Ce dernier est, disons, le quartier chaud ; nous y découvrons les coffeeshops pour ceux qui veulent se payer un paradis artificiel ou encore, dans des ruelles exiguës, ces filles en tenue légère derrière des vitres. Finalement rien d’extraordinaire et vous passez rapidement votre chemin. Au lieu de s’attarder sur ces fadaises, il faut lever la tête et regarder l’architecture  et là il y a beaucoup à voir pour les amoureux des vielles pierres. Pour en apprécier encore mieux la diversité, le mieux est de prendre un bateau et faire les canaux pour avoir un autre angle de vue. Le seul bémol que j’émettrais, c’est le trop de touristes, conséquence de quoi vous n’avez pas forcément la place la mieux appropriée pour voir et admirer la ville.

Amsterdam Amsterdam Amsterdam Amsterdam

En cette période avril et mai, c’est la période des fleurs et il y en a un peu partout. Une visite de Kukenhof, le jardin horticole, est à faire pour ses parterres de tulipes et de jacinthes mais attention, là encore, des cars de touristes font que ce n’est pas forcément plaisant et il est plus difficile de trouver un endroit tranquille pour photographier en toute quiétude sans avoir un humain qui vienne vous pourrir votre arrière plan.

Keukenhof Keukenhof Keukenhof Keukenhof Keukenhof Keukenhof

Quant aux Néerlandais, il n’y a pas d’extravagance vestimentaire mais une forme de baba cool BCBG. La simplicité est de mise sans vulgarité ou trop d’excès de luxe fashion. Sur les places, des groupes de jeunes ou moins jeunes jouent du country, du jazz ou autre. Il y a aussi des jeunes qui tournent de petits clips photo-vidéos sans pour autant qu’il y ait un attroupement de badauds. Chacun vit sa vie. Touristes et autochtones semblent vivre en harmonie.

En conclusion, une ville à découvrir absolument, la vie y semble douce. Le seul bémol est le temps car même si nous avons eu du soleil durant notre séjour, je pense que la pluie doit accompagner le plus souvent ses habitants et là nous aurions peut-être eu une autre vision moins positive.

Des filets carrés : les carrelets de St-Palais-sur-Mer


Le long du chemin des douaniers depuis St-Palais/Mer jusqu’au Puits de l’Auture, des baraques étranges, perchées sur des poteaux, surplombent la mer avec arrogance. Elles sont là pour pêcher avec leur grand filet appelé carrelet !

Depuis la conche de St Palais/Mer, un petit sentier longe la côte, c’est le sentier des douaniers. La promenade est agréable, le vent est vif et vous respirez à plein poumon le bon air marin.

Au fil de votre avancée, vous apercevez ces petites boîtes qui s’avancent sur l’eau et au fur et à mesure que vous vous rapprochez, vous découvrez ces constructions. Elles sont en fait de petites baraques en bois colorées ou non mais toutes sur pilotis et reliées à la côte par un ponton. Elles sont là face à la mer, fières, affrontant les vagues qui viennent heurter leurs pieds faisant jaillir l’écume jusque sur leur passerelle.

On trouve ce type de construction principalement en Charente Maritime sur l’embouchure de la Charente ou l’estuaire de la Gironde.

La pêche au carrelet est très artisanale et ce n’est pas avec ça que vous allez nourrir la famille ;-). C’est avant tout une tradition et un loisir pour quelques privilégiés.

Mais pour le plaisir des yeux, les couchers de soleil, la houle qui gronde, la brise assez forte et l’odeur de la mer, c’est avant tout un endroit à découvrir qui vous permet d’oublier les bains de foule des plages environnantes.

© patrick L., All rights reserved.

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La Cathédrale d’Angoulême


Initialement un sanctuaire, il faudra trois constructions avant de la voir telle qu’elle est !

La première construction a lieu au IVème siècle et disparaît au moment des guerres menées par Clovis contre les Wisigoths en 507. En 560 une deuxième est construite mais incendiée peu de temps après. La troisième à l’initiative de l’évêque Grimoard est consacrée en 1017 mais sera jugée trop petite un siècle plus tard.

La dernière, en 1128, donne la cathédrale finale malgré quelques remaniements et la perte d’un clocher durant les guerres de religion (XVIème siècle). Sa « résurrection » est due à l’essor d’une région (l’Angoumois) qui connaît une activité économique importante.

Mais le plus intéressant de l’édifice est sa façade qui comporte des sculptures sur les deux thèmes de l’ascension et le jugement dernier. S’y ajoutent des scènes de la vie courante avec leurs difficultés et souffrances.

L’intérieur, quant à lui, fait apparaître la qualité de la construction mais ne présente pas un intérêt artistique ou religieux particulier.

La cathédrale se trouve sur les remparts rendus célèbres par les courses automobiles. Quelques centaines de mètres plus loin vous pouvez découvrir le château de Marguerite de Valois d’Angoulême, sœur de François Ier.

Des compléments sur les liens suivants : Wikipédia ou vieil-angouleme

Cathédrale d'Angoulême Cathédrale d'Angoulême

London


Le temps passe et je n’ai pas eu ou pris le temps de faire un petit post sur notre voyage à Londres début octobre !

Tout le monde dit que Londres c’est la grisaille mais surtout la pluie ! Nous avons donc eu un peu de chance car ce weekend là un temps plutôt agréable nous a accompagné durant notre séjour.

L’Eurostar pris le vendredi matin nous permet d’arriver de bonne heure. Après avoir récupéré l’hôtel dans la City près du « The Gherkin » (le cornichon), nous entamons la découverte du quartier. Nous déambulons en cette fin de journée dans la City et ce qui nous surprend le plus ce sont les pubs et l’atmosphère autour d’une pinte de bière. L’été indien permet aux clients de  s’agglutiner à l’extérieur pour des discussions animées, l’ambiance est festive !

Le lendemain, nous allons plus dans le centre : Trafalgar, Westminster, le parc Saint James, Buckingham et Harrods avant de revenir pour visiter une photothèque vers Piccadilly. La journée s’écoule au rythme des pas qui se font de plus en plus lourds.

Le dimanche nous envisageons de visiter l’Abbaye de Westminster mais en vain car elle est fermée pour cause d’offices dominicaux. Ceci nous oblige à changer nos plans. Nous décidons alors d’aller visiter la Tour de Londres. Pour s’y rendre, nous empruntons la voie fluviale ce qui nous donne un autre angle de vue. Nous en profitons pour contempler le "Tower bridge" sous différents angles. Après la visite de la Tour de Londres, nous longeons les quais jusqu’à la basilique Saint Paul. Un café chaud dans un bar à la française nous permet de se reposer un peu avant d’aller écouter un concert d’orgues dans la basilique. C’est puissant, tout notre corps vibre au son des graves.

Le lendemain matin lundi, le temps se veut moins clément mais c’est le retour sur Paris. Finalement c’est bien ! Nous n’avons pas de regret. Nous avons un bon aperçu de la capitale mais un peu frustré de ne pas en avoir vu  plus sinon plus en détails.

Il faudra y revenir…

© patrick L., All rights reserved.

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