L’abbaye de Mortemer,


L’abbaye se trouve au cœur de la forêt de hêtres pas très loin de Lyons la Forêt. Elle est construite en 1134 à la demande du Duc de Normandie Henri 1er Beauclair, roi d’Angleterre et fil de Guillaume Le Conquérant. Elle se trouve en plein dans un marécage d’où son nom « Mer-morte ».

Les moines y vivent en complète autarcie avec le pigeonnier, les étangs qui fournissaient du poisson. Elle sera la première abbaye cistercienne de Normandie. Evidemment la Révolution est passée par là et il ne reste de l’église du XIIème siècle que quelques pans de murs.

© patrick L. photography,  All rights reserved. © patrick L. photography,  All rights reserved. © patrick L. photography,  All rights reserved. © patrick L. photography,  All rights reserved.

L’édifice central fût reconstruit au XVIIIème et sert maintenant de musée où vous pourrez découvrir un assez riche passé. Des jeux de lumières et d’accompagnements sonores permettent de découvrir les sous-sols et ses fantômes. Les moines disparurent avec la Révolution. Conséquence de quoi les pierres des bâtiments furent utilisées pour construire villages et maisons des bourgs avoisinants.

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Pour plus d’informations, c’est par ici

Promenade à Lyons-la-Forêt,


En ce samedi d’octobre ensoleillé à souhait, nous décidâmes d’aller voir un petit village à quelques kilomètres de Rouen : Lyons-la-Forêt. Découvert en regardant Arte, c’était une bonne occasion pour se faire un week-end qui rompe avec le quotidien et la vie trépidante de l’Ile de France.

Nous traversons la plus grande hêtraie d’Europe pour finalement arriver dans ce village cossu ! Nous découvrons les maisons à colombages, sa place, dénommée Benserade, avec ses halles datant du XVIIIème siècle. Cet endroit servit au tournage de Madame Bovary à deux reprises, une version de Jean Renoir et l’autre plus récente de Claude Chabrol.

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Notre visite se poursuit à la mairie. Après quelques hésitations, nous poussons la porte. Elle est ouverte, yes ! Nous montons à pas feutrés jusqu’à l’étage et découvrons la salle qui faisait office de tribunal avec au mur une tapisserie de fleurs de Lys qui doit dater de quelques années. Nous regardons attentivement quand Monsieur le Maire sort d’une pièce au fond de la salle. Nous sommes surpris. Il nous accueille et nous demande si nous voulons voir un endroit digne d’un roman de Victor Hugo. Il passe devant, descend tourne à droite, à gauche, je ne sais, descend toujours et nous amène tout droit dans un cachot. Non, non, nous n’avons rien volé, nous voulions juste visiter, ouf ! :) :)

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Après un déjeuner qui nous évite de tomber en hypoglycémie, en plein soleil à la terrasse d’un restaurant, c’est normal, nous sortions du cachot ;), nous continuons la découverte du village. Nous passons devant la maison où vécu Ravel, demeure très bourgeoise; un artiste peintre en faisait une aquarelle. C’est peut-être le personnage le plus connu mais ce n’est pourtant pas le seul car un académicien y naquit, Isaac de Benserade. Il était le protégé de Richelieu, Mazarin et Louis XIV, rien que çà ! Ensuite, nous filons jusqu’à l’arboretum et l’église malheureusement fermée.

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Comme le village n’est pas une métropole :), le tour se fait assez rapidement. Pour ne pas prendre le chemin de retour tout de suite, nous allons à deux ou trois kilomètres visiter l’abbaye de Mortemer qui fera l’objet d’un autre post.

Une forge royale en Périgord Vert


Forgeneuve est un lieudit proche de Javerlhac dans le département de la Charente. Cette forge, du XVIème siècle, fût opérationnelle jusqu’en 1870. Elle était jumelée avec la fonderie de Ruelle pour le compte de l’artillerie navale de Rochefort. Elle est installée sur le Bandiat qui entrainait une roue à eau et permettait ainsi d’actionner des soufflets pour produire des canons. Le bâtiment, ressemblant à une tour et de forme rectangulaire, abritait les deux hauts fourneaux. Depuis 1976, elle est inscrite aux monuments historiques. A découvrir…

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Petite sortie hivernale ce dimanche 12 janvier


Ce matin la torpeur se faisait sentir. L’humidité et le froid m’incitaient plus à rester au chaud mais voilà que les conditions extérieures me disaient qu’il ne fallait pas s’enfermer car j’allais le regretter. En effet, il y avait un lourd brouillard, ce qui rendait la lumière intéressante.
Je prenais mon matériel photographique, me couvrais, prenais la voiture et direction le fin fond des Yvelines pour voir si je ne pouvais pas dénicher quelques clichés mais dans un style minimaliste.
Chose faite, voici mes quelques photos en B&W :

Merci pour vos remarques

the tree alone the grove the barrier of trees the track of trees Breteuil castle Trees between ground and sky Wind turbine

St Jean de Côle


Dimanche 27 octobre, jour de passage à l’horaire d’hiver et pour ne pas sombrer dans une léthargie hivernale précoce, nous décidons par cette journée plutôt agréable d’aller visiter un petit village de Dordogne dénommé Saint Jean de Côle. La lumière est agréable et devrait permettre de prendre deux ou trois clichés pour ce post.
Saint Jean de Côle est classé parmi les plus beaux villages de France. Il se situe au carrefour des routes menant de Thiviers à Nontron mais aussi celle venant de Brantôme. Son histoire est étroitement liée au château de la Marthonie et de son prieuré. Nous dirons que l’histoire débute au XIème siècle, date à laquelle le château et le prieuré furent construits. Le prieuré habité par seize chanoines sur la règle de Saint Augustin rayonne très rapidement sur la région. Son influence va jusqu’à Limoges et Périgueux. Ceci permet au village de se développer autour. Evidemment, la nature humaine aimant se battre, elle en a tout le loisir avec la guerre de cent ans. Conséquence de quoi, les Anglais envahissent le village en 1394 et ce jusqu’en 1404. Ils en profitent pour fortifier le village mais dans le même temps brûle et dévaste les édifices cités précédemment.
En 1436, la vie reprend, les bâtiments sont reconstruits mais comme indiqué juste avant, on aime la guerre et les guerres de religion en remettent une couche (faire et défaire, on connaît la musique). C’est au XVIème siècle, sous François 1er, que le château est reconstruit par Mondot de la Marthonie. Ce personnage n’est pas des moindres car il est 1er président du parlement de Bordeaux et conseiller de la régente Louise de Savoie qui, je vous le rappelle, est la mère de François 1er.
L’évêque de Périgueux exige en 1669 des travaux pour le prieuré que nous connaissons aujourd’hui. L’église Saint Jean-Baptiste profite par la même occasion de ces travaux pour rénover son cœur. Comme vous pourrez le constater, cette église avec un rien de Byzantin est unique dans la région voire peut-être même en France. La révolution en rajoute une couche en dévastant tout ce qui touche de près ou de loin à l’église, même s’il y a eu des bons côtés.
Le village souffle quelques années sans vraiment prospérer. Au XIXème, la construction de la voie ferrée Brive Angoulême redonne un petit coup de pouce à l’économie. Mais 1914 arrive et une bonne partie de la population masculine disparaît avec la 1ère guerre mondiale. C’est le lent déclin de ce village jusqu’aux années 1970 où la population profite de nouveaux venus d’origine étrangère qui affectionnent le site. Cette nouvelle population ajoutée aux autochtones va contribuer à créer des programmes de restauration permettant de redonner vie à ce petit village qui ne manque pas de charme.
Autant vous dire qu’il ne faut pas vingt-quatre heures pour en faire le tour sachant que le prieuré et le château ne se visitent pas. Mais bon, sous un soleil radieux, la balade est des plus agréable dans les ruelles rénovées qui permettent de découvrir quelques maisons à colombages. Le pont sur la Côle est aussi un bijou d’architecture et il ne faut pas hésiter à le traverser et tourner à droite pour s’enfoncer sur le petit chemin qui permet alors de découvrir le prieuré.
En attendant, je vous souhaite une bonne visite et qui sait quelques idées de promenades…

La propriété Caillebotte de Yerres


Les vacances sont terminées, elles semblent loin ! Cependant pour en garder encore le goût, nous profitons de ce week-end ensoleillé du 08 septembre pour aller visiter la propriété Caillebotte à Yerres au sud est de Paris.

Nous connaissons le peintre Caillebotte (œuvres en image), Gustave de son prénom, mais nous connaissons moins le parc du même nom acheté par son père Martial. Mais avant de revenir sur ce dernier, une petite présentation du Sieur Gustave.

Gustave hérite d’une fortune assez considérable qu’il utilisera en grande partie pour acheter des toiles. Les relations qu’il entretient avec les peintres, lui permettent de se lier d’amitié avec Pissarro, Renoir, Monet et bien d’autres, donc pas des moindre ;-). Pour une partie d’entre eux, il subvient à leur besoin pour l’achat du matériel de peinture. Il  organise aussi des expositions sur l’impressionnisme montant. Outre son côté mécène, il peint aussi.  La plupart de ses toiles sont faites dans sa propriété de Yerres. Sa technique le fait se rapprocher des principes de l’art photographique. Il sera un des premiers peintres à être exposé aux Etats Unies.  Mais ce n’est pas sa seule passion ! Il œuvre aussi pour la philatélie, le nautisme et l’horticulture. Par précaution, il rédige son testament très jeune dans lequel il léguait à l’état toute sa collection et son ami Renoir en serait son exécuteur testamentaire. Il fait bien car finalement il meurt assez jeune. Aujourd’hui, certaines de ses toiles sont exposées au Musée d’Orsay, aux Etats Unies où sont restées dans la famille.

Revenons au parc !

Martial, son père est un entrepreneur qui fait fortune dans le commerce de draps pour l’armée Napoléonienne. Il acquiert cette propriété en 1860. Le parc à l’Anglaise évolue au gré du temps. On y trouve de petits édifices exotiques mais aussi un potager car dans la famille, on aime l’horticulture.

Le parc est public comme le potager et vous pouvez y flâner en toute quiétude. Des bénévoles sont là pour leur passion, l’horticulture en particulier, et se font un plaisir de vous renseigner. Au potager, vous pourrez découvrir des espèces peu connues, un délice de couleurs et surement de goût… Enfin dans la maison principale, des reproductions des tableaux de Gustave Caillebotte sont exposées et expliquées. Une vidéo montre simplement, à partir de la composition, le rapprochement que l’on peut faire avec la photographie.

Je vous recommande cette petite visite agréable surtout lorsque le soleil est au rendez-vous. Cela dit, en hiver, lorsque la neige est présente, il y a surement quelques photos à dénicher mais là il faut sortir de devant la cheminée ;-)

Caillebotte, le potager Caillebotte, le potager et ses tableaux Caillebotte, la serre du potager Caillebotte, le potagerCaillebotte, la mare

Amsterdam sans vice…


Le choix d’aller passer quelques jours à Amsterdam est très confus. Est-ce le fait d’en entendre souvent parler car la vie y semble cool ? Est-ce les dires sur la drogue en vente libre ou encore ces femmes qui vendent leurs charmes dans des vitrines qui intriguent ? Je ne saurais le dire. En attendant, en cette fin avril, direction la ville aux multiple canaux !

Nous sortons de la gare en ce début d’après-midi et cherchons rapidement notre point de chute : « l’hôtel ». Nous nous faisons vite à la dimension de la ville qui est assez modeste, à taille humaine si on la compare à Paris. Nous traversons la ville historique depuis le nord Est (la gare) jusqu’au sud-ouest (on va dire musée Van Gogh) en une vingtaine de minutes par le tram pour la partie la plus intéressante. Pour les déplacements, deux solutions : le tram et bien sûr le vélo ! Le vélo est partout et s’il y a une chose à se méfier, c’est bien le vélo. Et là tout est dit !

Une fois les repères posés, la promenade peut commencer au rythme des canaux. La balade se veut bucolique. Il fait bon flâner de rue en rue, le long des chenaux ce qui rend cette ville agréable et ludique. Il y a toujours à voir : une façade, un bâtiment un peu exceptionnel, une entrée richement décorée. Toutes ces rues et ruelles convergent vers le centre historique et le quartier rouge. Ce dernier est, disons, le quartier chaud ; nous y découvrons les coffeeshops pour ceux qui veulent se payer un paradis artificiel ou encore, dans des ruelles exiguës, ces filles en tenue légère derrière des vitres. Finalement rien d’extraordinaire et vous passez rapidement votre chemin. Au lieu de s’attarder sur ces fadaises, il faut lever la tête et regarder l’architecture  et là il y a beaucoup à voir pour les amoureux des vielles pierres. Pour en apprécier encore mieux la diversité, le mieux est de prendre un bateau et faire les canaux pour avoir un autre angle de vue. Le seul bémol que j’émettrais, c’est le trop de touristes, conséquence de quoi vous n’avez pas forcément la place la mieux appropriée pour voir et admirer la ville.

Amsterdam Amsterdam Amsterdam Amsterdam

En cette période avril et mai, c’est la période des fleurs et il y en a un peu partout. Une visite de Kukenhof, le jardin horticole, est à faire pour ses parterres de tulipes et de jacinthes mais attention, là encore, des cars de touristes font que ce n’est pas forcément plaisant et il est plus difficile de trouver un endroit tranquille pour photographier en toute quiétude sans avoir un humain qui vienne vous pourrir votre arrière plan.

Keukenhof Keukenhof Keukenhof Keukenhof Keukenhof Keukenhof

Quant aux Néerlandais, il n’y a pas d’extravagance vestimentaire mais une forme de baba cool BCBG. La simplicité est de mise sans vulgarité ou trop d’excès de luxe fashion. Sur les places, des groupes de jeunes ou moins jeunes jouent du country, du jazz ou autre. Il y a aussi des jeunes qui tournent de petits clips photo-vidéos sans pour autant qu’il y ait un attroupement de badauds. Chacun vit sa vie. Touristes et autochtones semblent vivre en harmonie.

En conclusion, une ville à découvrir absolument, la vie y semble douce. Le seul bémol est le temps car même si nous avons eu du soleil durant notre séjour, je pense que la pluie doit accompagner le plus souvent ses habitants et là nous aurions peut-être eu une autre vision moins positive.