Curemonte

Curemonte est un petit village situé dans le sud du département de la Corrèze. Il s’étire sur quelques centaines de mètres alors qu’en largeur, je ne sais même pas s’il en dépasse deux cents. Il est donc allongé sur une colline qui domine une vallée.
Il fait parti des plus beaux villages de France. Pour découvrir un peu de son histoire, je vous invite à aller sur ce lien.
Outre sa particularité d’être longiligne, il a une spécificité peut être unique en France, à savoir deux châteaux qui se font faces. Si l’un d’entre eux date du moyen-âge, l’autre sera construit au XVIème siècle. Ce que l’on peut retenir c’est que la fille de Colette, oui l’écrivaine, a été propriétaire des châteaux. Sur le plan châteaux, ils sont vernis dans ce village car il y en a un troisième mais qui est plus discret. Sur le plan des églises, ils ne sont pas en reste car il y en a trois et pour couronner le tout, plusieurs maisons nobles (les temps étaient durs à l’époque) ☺
Pour ma part, ce qui m’a le plus intéressé, ce sont quelques bicoques un peu abandonnées et certaines ruelles. Si vous passez du côté de Brive la Gaillarde (pittoresque elle aussi), profitez en pour y faire un détour. Plus à l’ouest de Curemonte, Branceilles possède une coopérative agricole où je conseille de déguster un petit vin (Les mille et une pierres) de derrière les fagots avec modération bien sûr.

étable

Villa Savoye

Imaginez que vous soyez aux alentours des années 1930 ; la grande guerre n’est pas si loin, la crise de 1929 est bien là, la seconde guerre mondiale est loin et personne ne s’y projette. On panse ses blessures et on reconstruit.
Un suisse nommé Charles Edouard Jeanneret s’installe à Paris, il est architecte. Il veut faire valoir ses idées en matière d’architecture et d’urbanisme. Il fonde en 1920 la revue « L’Esprit nouveau » avec des amis. Il est plus connu sous le nom de « Le Corbusier ».
En 1931, il édifie pour le compte des Savoye, une maison d’un genre nouveau. Elle se nomme « Les Heures Claires ». Elle domine la Seine et est posée comme si elle était en suspension au-dessus du sol.
Durant la guerre, elle sera occupée par les Allemands puis par les Alliés. Elle dépérit quelque peu avant d’être rachetée par l’Etat qui sous la coupe d’Albert Camus sera restaurée en 1963.
Incroyable, quel visionnaire ce Corbusier, je trouve que finalement elle a sa place dans cette modernité du XXIème siècle.
Une jolie promenade pas très loin de Paris, à Poissy dans les Yvelines.
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