La vie coûte que coûte !

Nous sommes début janvier et il fait exceptionnellement doux pour la saison. J’en profite pour faire une promenade sous un léger rayon de soleil. Le sol est détrempé, l’humidité ambiante invite plus à se calfeutrer que de courir en sous bois. Je déambule l’appareil photo en bandoulière. Des troncs d’arbres morts jonchent le sol, ce doit être les tempêtes passées et autres coups de vent forts. C’est peut être l’occasion de dénicher quelque chose à shooter.

Effectivement on trouve de minuscules champignons qui ont pris place dans des endroits incroyables mais aussi quelques insectes qui déambulent à la recherche de cette sacro sainte nourriture. Il faut vivre coûte que coûte…

La nature est assurément bien faite : elle a horreur du vide et la quête de nourriture pour la survie qu’elle soit animal ou végétal, est le principal labeur.

Et pour preuve ces quelques photos :

Musée du Jeu de Paume de Versailles

Aujourd’hui, petite visite avec une conférencière qui nous fait découvrir un endroit qui ne se visite que sur commande. Un lieu chargé d’histoire et ça fait tout bizarre !

Le musée du Jeu de Paume de Versailles se trouve à quelques encablures du château.

Le jeu de paume est avant tout un jeu inventé au XIIIème siècle et en France (cocorico). Au fil des années celui-ci va évoluer pour finir sous le nom de tennis. Il faut savoir que ce terme tennis viendrait du nom français « tenez ». Pourquoi « tenez » ; ce mot provient du fait que c’était des jeunes enfants qui donnaient la balle aux joueurs en disant « tenez ». C’est principalement sous Louis XIV que le jeu a ses disciples et le roi en premier pour compenser les jours de chasse impossibles dus au mauvais temps. Je ne rentrerais pas dans le détail de ce bâtiment car vous trouverez plus d’informations sur d’autres sites à commencer par wikipédia.

Nous retiendrons surtout l’histoire qui changea la France et le rapport de sa population avec la royauté. En effet, le 20 juin 1789, Jean Sylvain Bailly, président du Tiers Etat est le premier à prêter serment. C’est un engagement par les 578 députés du Tiers Etat. Sa valeur est symbolique plus que juridique mais la portée est importante puisque ce sera le prélude de la souveraineté nationale et de la séparation des pouvoirs. Les trois ordres (Noblesse, clergé, Tiers Etat) se lient en une assemblée constituante. Il en ressort : la déclaration des droits de l’homme et les grands principes de la constitution pour les thèmes les plus importants.
Je vous passe les détails mais des expressions comme « tomber à pic », « qui va à la chasse perd sa place », “jeu de mains, jeu de vilain” et d’autres encore sont nées au jeu de paume. Nous retiendront aussi la tirade de Mirabeau : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes ! » qui serait qu’un raccourci de ce qu’il aurait dit. En fait, il semble que le texte le plus probable soit : « Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu’on a suggérées au Roy ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des États-Généraux, vous qui n’avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n’êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »
Un lieu chargé d’histoire et bien conté par la conférencière.

Curemonte

Curemonte est un petit village situé dans le sud du département de la Corrèze. Il s’étire sur quelques centaines de mètres alors qu’en largeur, je ne sais même pas s’il en dépasse deux cents. Il est donc allongé sur une colline qui domine une vallée.
Il fait parti des plus beaux villages de France. Pour découvrir un peu de son histoire, je vous invite à aller sur ce lien.
Outre sa particularité d’être longiligne, il a une spécificité peut être unique en France, à savoir deux châteaux qui se font faces. Si l’un d’entres eux date du moyen-âge, l’autre sera construit au XVIème siècle. Ce que l’on peut retenir c’est que la fille de Colette, oui l’écrivaine, a été propriétaire des châteaux. Sur le plan châteaux, ils sont vernis dans ce village car il y en a un troisième mais qui est plus discret. Sur le plan des églises, ils ne sont pas en reste car il y en a trois et pour couronner le tout, plusieurs maisons nobles (les temps étaient durs à l’époque) ☺
Pour ma part, ce qui m’a le plus intéressé, ce sont quelques bicoques un peu abandonnées et certaines ruelles. Si vous passez du côté de Brive la Gaillarde (pittoresque elle aussi), profitez en pour y faire un détour. Plus à l’ouest de Curemonte, Branceilles possède une coopérative agricole où je conseille de déguster un petit vin (Les mille et une pierres) de derrière les fagots avec modération bien sûr.

étable

Villa Savoye

Imaginez que vous soyez aux alentours des années 1930 ; la grande guerre n’est pas si loin, la crise de 1929 est bien là, la seconde guerre mondiale est loin et personne ne s’y projette. On panse ses blessures et on reconstruit.
Un suisse nommé Charles Edouard Jeanneret s’installe à Paris, il est architecte. Il veut faire valoir ses idées en matière d’architecture et d’urbanisme. Il fonde en 1920 la revue « L’Esprit nouveau » avec des amis. Il est plus connu sous le nom de « Le Corbusier ».
En 1931, il édifie pour le compte des Savoye, une maison d’un genre nouveau. Elle se nomme « Les Heures Claires ». Elle domine la Seine et est posée comme si elle était en suspension au-dessus du sol.
Durant la guerre, elle sera occupée par les Allemands puis par les Alliés. Elle dépérit quelque peu avant d’être rachetée par l’Etat qui sous la coupe d’Albert Camus sera restaurée en 1963.
Incroyable, quel visionnaire ce Corbusier, je trouve que finalement elle a sa place dans cette modernité du XXIème siècle.
Une jolie promenade pas très loin de Paris, à Poissy dans les Yvelines.
Galerie photo ici