La vie coûte que coûte !

Nous sommes début janvier et il fait exceptionnellement doux pour la saison. J’en profite pour faire une promenade sous un léger rayon de soleil. Le sol est détrempé, l’humidité ambiante invite plus à se calfeutrer que de courir en sous bois. Je déambule l’appareil photo en bandoulière. Des troncs d’arbres morts jonchent le sol, ce doit être les tempêtes passées et autres coups de vent forts. C’est peut être l’occasion de dénicher quelque chose à shooter.

Effectivement on trouve de minuscules champignons qui ont pris place dans des endroits incroyables mais aussi quelques insectes qui déambulent à la recherche de cette sacro sainte nourriture. Il faut vivre coûte que coûte…

La nature est assurément bien faite : elle a horreur du vide et la quête de nourriture pour la survie qu’elle soit animal ou végétal, est le principal labeur.

Et pour preuve ces quelques photos :

Curemonte

Curemonte est un petit village situé dans le sud du département de la Corrèze. Il s’étire sur quelques centaines de mètres alors qu’en largeur, je ne sais même pas s’il en dépasse deux cents. Il est donc allongé sur une colline qui domine une vallée.
Il fait parti des plus beaux villages de France. Pour découvrir un peu de son histoire, je vous invite à aller sur ce lien.
Outre sa particularité d’être longiligne, il a une spécificité peut être unique en France, à savoir deux châteaux qui se font faces. Si l’un d’entres eux date du moyen-âge, l’autre sera construit au XVIème siècle. Ce que l’on peut retenir c’est que la fille de Colette, oui l’écrivaine, a été propriétaire des châteaux. Sur le plan châteaux, ils sont vernis dans ce village car il y en a un troisième mais qui est plus discret. Sur le plan des églises, ils ne sont pas en reste car il y en a trois et pour couronner le tout, plusieurs maisons nobles (les temps étaient durs à l’époque) ☺
Pour ma part, ce qui m’a le plus intéressé, ce sont quelques bicoques un peu abandonnées et certaines ruelles. Si vous passez du côté de Brive la Gaillarde (pittoresque elle aussi), profitez en pour y faire un détour. Plus à l’ouest de Curemonte, Branceilles possède une coopérative agricole où je conseille de déguster un petit vin (Les mille et une pierres) de derrière les fagots avec modération bien sûr.

étable

Villa Savoye

Imaginez que vous soyez aux alentours des années 1930 ; la grande guerre n’est pas si loin, la crise de 1929 est bien là, la seconde guerre mondiale est loin et personne ne s’y projette. On panse ses blessures et on reconstruit.
Un suisse nommé Charles Edouard Jeanneret s’installe à Paris, il est architecte. Il veut faire valoir ses idées en matière d’architecture et d’urbanisme. Il fonde en 1920 la revue « L’Esprit nouveau » avec des amis. Il est plus connu sous le nom de « Le Corbusier ».
En 1931, il édifie pour le compte des Savoye, une maison d’un genre nouveau. Elle se nomme « Les Heures Claires ». Elle domine la Seine et est posée comme si elle était en suspension au-dessus du sol.
Durant la guerre, elle sera occupée par les Allemands puis par les Alliés. Elle dépérit quelque peu avant d’être rachetée par l’Etat qui sous la coupe d’Albert Camus sera restaurée en 1963.
Incroyable, quel visionnaire ce Corbusier, je trouve que finalement elle a sa place dans cette modernité du XXIème siècle.
Une jolie promenade pas très loin de Paris, à Poissy dans les Yvelines.
Galerie photo ici

Château de Malmaison

16 juillet 2011, le temps est maussade et pourtant il faut que l’on bouge !
Je cherche sur internet ce que l’on pourrait aller visiter. Au départ, j’avais envisagé d’aller faire le canal Saint Martin ; pas la peine, il faut trouver autre chose.
Finalement mon dévolu porte sur le château de Malmaison.
Malmaison comme « mauvaise maison » ou « mala domus » est soit disant l’appellation donnée à un ancien repère de brigands normands qui sévissaient au XIIIème siècle.
Pour ce qui nous concerne, nous allons nous projeter après la Révolution.
Joséphine de Beauhamais devenu épouse de Bonaparte achète le château en avril 1799. Au retour de la campagne d’Egypte, Napoléon entérine l’achat. Il y fait faire de nombreux travaux par Fontaine et Percier. De 1800 à 1802, le château sera un des lieux privilégié pour le siège du gouvernement avec Les Tuileries.
En 1809, Napoléon divorce de Joséphine et lui cède le château avec tout ce qu’il contient, elle y meurt le 29 mai 1814.
Le château subit diverses ventes et revient à Napoléon III (petit fis de Joséphine) en 1861. La guerre de 1870 y fait des dommages, devenu caserne, l’Etat le revend à Daniel Iffla dit Osiris qui l’offre plus tard à la France. Il sera transformé en musée à partir de 1906.
Les photos d’intérieur étant interdites, je n’ai rien à montrer. Pourtant la collection est quasiment originale, ce qui est rare dans bon nombre de musées.
Un petit aperçu de l’extérieur…
Pour en savoir plus, c’est ici